L’architecture moderne aux confins d’un littoral ancestral

Publié par Aigues Mortes le 12/10/2022
dans la categorie LA VIE DE NOS VILLAGES

Construite sur des marais par l’Architecte Jean Balladur en 1964, la Grande Motte inspiré des pyramides égyptiennes conjugue l’audace architecturale et urbanistique à deux pas des plages et des commerces tout en  baignant dans un océan de verdure, offrant aux résidents et vacanciers une tapisserie de végétaux singulière permettant aux promeneurs, cyclistes, coureurs, de s’attarder au cœur  des sentiers, bercés d’essence méditerranéennes de  lavande, thym, romarin et pittosporum, à l’ombre des pins, platanes, tamaris et oliviers de bohème.  

 

Les deux premiers immeubles sortis de ces marais ingénieusement aménagés furent le grand Pavois et la Provence, ouvrant ainsi l’originalité de cette ville pyramidale, alliant des immeubles modernes inspirés des thèmes du mode de vie des années 1970, tout en préservant par ces formes un style intemporel.  

 

C’est en 1969, que nait Port Camargue 1er Port de plaisance d’Europe, 2ème Port de plaisance du Monde après SAN DIEGO (EU) dans l’imagination de Jean Balladur architecte de la Grande Motte, encouragé par l’entregent du General de Gaulle Bâtisseur dans l’âme, et sur les travaux de la Mission d’Etat Racine qui avait décidé dans les années 1960 de l’aménagement de plusieurs stations dans le littoral du Languedoc Roussillon.   

 

Classé depuis 2015 au patrimoine architectural du XX siècle, le port se distingue par ses nombreuses marinas, offrant une douceur de vivre incomparable entre mer et terre.  

 

La pensée architecturale fut imaginée sur fond d’unité de construction, les immeubles étant conçus par des murs en voile de béton, ou pyramides arrondis follement tendance, Port Camargue comme la Grande Motte, se détermine comme avant-gardiste se faisant même gratifier « d’indémodable ».  

 

Fortes de ce modernisme parfois déroutant, ces cités contribuent au charme incontournable du littoral gardois et héraultais aux confins de la Petite Camargue, dont « Aigues Mortes » sept fois séculaire, livre l’ouverture à cette végétation et faune si particulière.   

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