Aigues-Mortes et son histoire : on vous raconte !
le 16/08/2023
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LA VIE DE NOS VILLAGES
La construction des remparts au XIIIe siècle
L'enceinte d'Aigues-Mortes a été planifiée dès 1266, mais ce n'est qu'en 1272 qu'elle fut effectivement entreprise. Cependant, les travaux avançaient lentement, en grande partie en raison de problèmes financiers. La construction de ces remparts a été une entreprise coûteuse pour le trésor royal. La ville d'Aigues-Mortes, avec son port prospère devenu un centre d'exportation important pour les draps teints de Montpellier, a joué un rôle clé dans le commerce avec l'Orient et la république de Gênes. Pour financer l'achèvement des travaux, une taxe de denier, équivalente à un denier sur chaque livre de marchandises transitant par le port, a été imposée.
La ville d'Aigues-Mortes s'est constituée entre 1246 et 1272, soit avant la construction des remparts. L'implantation des portes de la cité fut déterminée par le tracé des voies déjà établies. Cette planification urbaine préexistante a contraint les ingénieurs royaux à une certaine irrégularité dans la disposition des portes. L'étang de Psalmodi, aménagé comme second port ou bassin de mouillage, a naturellement guidé la croissance des premières artères de la ville naissante.
L'architecture des remparts et leur influence orientale
L'enceinte d'Aigues-Mortes est un quadrilatère presque parfait, doté de tours et de portes imposantes. Les plans furent conçus par Louis IX et son architecte Eudes de Montreuil. La construction fut achevée par Cominelli après le décès de Montreuil en 1289. Les fondations reposent généralement sur une plate-forme en bois soutenue par des pieux de chêne enfoncés dans le sol dur. La pierre calcaire utilisée fut acheminée par bateau depuis les carrières de Beaucaire et des Baux.
Les remparts s'étendent sur 1634 mètres, percés de 10 portes, dont la porte de la Gardette côté nord, qui fut longtemps la seule accessible. Le front ouest relie la Tour de Constance à la Tour des Bourguignons, témoins d'événements sanglants liés à la guerre de Cent Ans. Le front ouest relie deux tours historiques, la Tour de Constance et la Tour des Bourguignons, qui ont été témoins d'événements sanglants pendant la guerre de Cent Ans.
Quant au front sud, il abrite les galères, ce qui explique les noms donnés aux portes de la Marine, de l'Arsenal, des Galions et de l'Organeau. Le côté est encadré par la Tour de la Poudrière et celle de Villeneuve, avec les portes de la Reine et des Cordeliers. Enfin, le front nord aligne deux tours de flanquement, la tour de la Mèche et la tour du Sel, ainsi que les portes Saint-Antoine et de la Gardette, principales portes de la ville.
Le XXe siècle à Aigues-Mortes : un essor touristique
Aigues-Mortes fut reconnue comme monument historique en 1903, ce qui contribua à préserver son riche patrimoine architectural. En 1906, l'inauguration de la ligne de chemin de fer entre le Grau-du-Roi et Aigues-Mortes facilita l'accès à la ville et stimula le développement économique. En 1907, 300 hectares de vignes furent plantés sur la commune, ajoutant une autre dimension à son identité.
La visite de Thomas Lawrence, connu sous le nom de Lawrence d'Arabie, en juillet 1908, a contribué à renforcer l'intérêt pour l'architecture des XIIe et XIIIe siècles, dont celle d'Aigues-Mortes. En 1911, la ville fut reconnue station touristique en Préfecture, marquant le début de son essor en tant que destination incontournable.
Aujourd'hui, Aigues-Mortes a conservé son charme médiéval et attire plus de 8700 habitants ainsi que 1 200 000 visiteurs chaque année. Son histoire fascinante, son architecture impressionnante et son emplacement pittoresque en font une destination inoubliable pour les amateurs d'histoire et les amoureux de belles cités anciennes. Venez découvrir la magie intemporelle d'Aigues-Mortes et perdez-vous dans les méandres de ses remparts historiques !
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